20.07.2008
Vous avez tout ce qu'il faut

L'amour a toujours été là, les yeux fixés sur nous par le biais des Ecritures, et pourtant nous ne nous sommes jamais souciés de le regarder parce que nous sommes noyés dans ce que notre culture appelle l'amour, avec ses chansonnettes et ses poésies - il ne s'agit pas là d'amour, il s'agit de l'opposé de l'amour. Il s'agit de désir, de prise de contrôle et de possession. Il s'agit de manipulation, de peur, d'angoisse - pas d'amour.
On nous a dit que le bonheur réside dans un teint frais, dans un lieu de vacances. Il n'en est rien, mais nous avons des moyens subtils de faire dépendre notre bonheur de choses extérieures, que ce soit en nous ou en dehors de nous. Nous disons : " Je refuse d'être heureux tant que ma névrose ne sera pas terminée".
J'ai une bonne nouvelle pour vous : vous pouvez être heureux avec votre névrose. Vous voulez une meilleure nouvelle encore ? Il n'y a qu'une seule raison pour laquelle vous ne connaissez pas pas en ce moment ce que nous nommons en Inde anand, c'est-à-dire la béatitude. La seule raison pour laquelle vous ne connaissez pas en ce moment la béatitude, c'est que vous pensez à ce que vous n'avez pas, vous vous concentrez sur ce que vous n'avez pas. Si vous perdiez cette manie, vous connaîtriez la béatitude. Mais vous vous concentrez sur ce que vous n'avez pas. Et pourtant vous avez, en ce moment même, tout ce qu'il faut pour connaître la béatitude.
Jésus tenait un langage plein de bons sens aux malades, aux affamés et aux pauvres. Il leur apportait la bonne nouvelle. Elle est maintenant vôtre. Mais qui écoute ? Personne n'est intéressé, vous préférez dormir.
Anthony de Mello (Quand la conscience s'éveille)
Illustration : Claude Monet (La liseuse)
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20.04.2008
Renoncer au connu

Mais le fait est que la mort est une fin, et la plupart d'entre nous refusent d'affronter ce fait. Nous ne voulons pas quitter le connu ; et c'est ce qui crée en nous cette peur, ce n'est pas l'inconnu, c'est le fait de s'aggripper au connu. Or l'inconnu n'est pas accessible au connu. Mais l'esprit, qui est constitué de connu, dit : "je vais cesser d'exister", et voilà pourquoi il a peur.
Si vous êtes capable de vivre d'instant en instant, sans vous inquiéter de l'avenir, sans songer à demain - ce qui ne veut pas dire qu'on est superficiel ou uniquement soucieux du moment présent - si donc, étant conscient de l'ensemble de ce phénomène du connu, vous êtes capable de renoncer au connu, de le lâcher sans réticence, alors vous vous apercevrez qu'il se produit une chose stupéfiante. Essayez, l'espace d'une journée - faites abstraction de tout ce que vous savez, oubliez-le, et voyez ce qui se passe.
Ne laissez pas vos soucis vous accompagner de jour en jour, d'heure en heure, d'instant en instant : laissez les tous s'en aller, et vous verrez que de cette liberté jaillit une vie extraordinaire qui inclut le fait de vivre et le fait de mourir. La mort n'est que la fin de quelque chose ; et dans cette mort même il y a un renouveau.
...
Seul un esprit très silencieux, qui ne prémédite pas, qui n'invente ni ne projette rien, peut connaître un instant de perfection, un moment de complétude.
J. Krishnamurti (Le sens du bonheur)
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30.12.2007
déclaration de paix intérieure ou comment atteindre la fraîcheur spirituelle

Lorsqu'il n'y a plus que le souffle pour tenir le corps, nous sommes en accord profond avec notre réelle nature. C'est un courant qui se diffuse. Le mouvement du souffle est comme un sablier que l'on tourne mais où l'on ne trouve plus l'acteur et l'observateur. Bien installé au centre de soi-même, le silence, la respiration, l'espace intérieur grandit pour ne plus faire qu'un avec l'univers.
Cet espace est tellement loin des préoccupations de l'ego que l'on voit avec surprise quelques murmures de son existence, des bribes d'inquiétudes, d'occupations de l'esprit mais la main de l'esprit ne saisit plus. Elle laisse passer et contemple l'immensité avec un oeil complice et une parfaite attention. Rien ne peut plus troubler l'eau. L'être devient nature de l'eau et rien ne le divise alors jamais plus.
marco
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14.11.2007
Penser clairement

De toute évidence, vous ne pouvez penser de manière lucide que lorsque votre esprit n'est pas ligoté à une croyance comme un singe qu'on aurait attaché à un poteau.
Vous ne pouvez penser clairement que lorsque vous n'êtes pas en quête d'un résultat et que vous n'avez aucun préjugé, ce qui signifie en fait que vous ne pouvez penser de manière claire, simple et directe que lorsque votre esprit n'est plus en quête d'aucune forme de sécurité, et qu'il est par conséquent libéré de la peur.
J.Krishnamurti (Le sens du bonheur)
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30.09.2007
La métamorphose

Lorsqu'une humeur sombre vous vient et que vous amorcez un scénario mental négatif, votre pensée s'est mise au diapason de ce corps de souffrance et vous êtes alors inconscient et ouvert à ses attaques. Le mot "inconscient", tel que je l'entends ici veut dire être identifié à un scénario mental ou émotionnel. Il implique une absence complète de l'observateur.
L'attention soutenue rompt le lien entre le corps de souffrance et les processus de la pensée. C'est ce qui amène la métamorphose. comme si la souffrance alimentait la flamme de votre conscience qui, ensuite, brille d'une lueur plus vive.
Voilà la signification ésotérique de l'art ancien de l'alchimie : la transmutation du vil métal en or, de la souffrance en conscience. La division intérieure est résorbée et vous redevenez entier. Il vous incombe alors de ne plus créer de souffrance.
Permettez-moi de résumer le processus. Concentrez votre attention sur le sentiment qui vous habite. Sachez qu'il s'agit du corps de souffrance. Acceptez le fait qu'il soit là. N'y pensez pas. Ne transformez pas le sentiment en pensée. Ne le jugez pas. Ne l'analysez pas. Ne vous identifiez pas à lui. Restez présent et continuez d'être le témoin de ce qui se passe en vous. Devenez conscient non seulement de la souffrance émotionnelle, mais aussi de "celui qui observe", de l'observateur silencieux. Voici ce qu'est le pouvoir de l'instant présent, le pouvoir de votre propre présence consciente.
Ensuite, voyez ce qui se passe.
Eckhart Tolle (Le pouvoir du moment présent)
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22.07.2007
Guérir, c'est rendre heureux

Guérir, c’est rendre heureux. Je t’ai dit de penser au nombre d’occasions que tu as eues de te réjouir, et au nombre de celles que tu as refusées. Ce qui revient à dire que tu as refusé de te guérir. La lumière qui t’appartient, c’est la lumière de la joie. Le rayonnement n ’est pas associé au chagrin. La joie appelle un désir intégrant de la partager et favorise l’impulsion naturelle de l’esprit à répondre en ne faisant qu’un.
…
Pour être de tout cœur, tu dois être heureux. Si la peur et l’amour ne peuvent coexister, et s’il est impossible d’être entièrement apeuré et de rester vivant, le seul état entier est celui de l’amour. Il n’y a pas de différence entre l’amour et la joie. Par conséquent, le seul état entier possible est l’état entièrement joyeux. Guérir ou rendre joyeux, c’est donc la même chose qu’intégrer ou rendre un.
un cours en miracles
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19.07.2007
Être

Avoir moins, avoir plus. C’est demain.
Être plus, être moins. C’est jamais.
Être. Simplement. Largement.
C’est maintenant.
C'est toujours.
Respirer.
Enfin.
09:45 Publié dans Paroles à vivre | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
12.07.2007
Dire oui à ce qui est

S’il y a souffrance, c’est que très souvent ce qui compose ce moment n’est pas ce que votre mental avait désiré, ce qu’il aurait voulu que ce moment soit.
Vous ne pouvez pas trouver la paix ou vous retrouver vous-même en travaillant exclusivement au niveau de la conscience objet. Essayer de réarranger la configuration d’objets dans votre vie de telle façon que le tout s’emboîte parfaitement ne vous procurera pas la paix escomptée. C’est ce que la plupart des gens essaient de faire, mais cela ne dure pas très longtemps parce que ce n’est pas dans la nature phénoménale d’être comme cela.
Les choses changent continuellement et influencent les situations. Même si elles sont merveilleuses, il y a toujours un autre aspect. Toute existence phénoménale ne pourrait exister sans cette attraction des polarités : le chaud, le froid ; le haut, le bas ; la naissance et la mort… Il serait futile de vouloir changer cette polarité.
Même si vous faites de votre mieux à ce niveau, cela ne suffira jamais car vous n’avez pas quitté le niveau de la conscience objet. Les gens fonctionnent au niveau de la conscience objet, et il est très facile de la laisser vous absorber.
La clé, c’est de trouver la dimension de l’espace qui est au-delà des polarités que l’on retrouve dans la conscience objet sans s’attendre à ce qu’un jour tout aille bien. Cela peut se produire mais pas de la façon anticipée par le mental. Peut-être que tout va déjà très bien mais vous ne le savez pas.
Permettez à la configuration d’objets dans votre vie d’être ce qu’elle est même si cela semble problématique. Ainsi, vous laissez votre identification à la conscience objet. Permettre est un recul, et quand vous reculez, un espace s’ouvre autour des circonstances particulières de la situation de ce moment. Et quand une personne hurle devant vous en vous accusant d’avoir fait quelque chose, si vous permettez à cette situation d’être ce qu’elle est sans réagir, il se crée tout à coup un espace autour de l’agitation. Au tout début, cet espace est très subtil et, avec le temps, vous réaliserez sa profondeur. Même les grandes périodes d’agitation comme la maladie et la mort peuvent être observées avec du recul.
Quand vous restez aligné intérieurement sur l’état d’être de chaque moment, vous accédez à une dimension plus profonde qui vous permet de vous libérer de toute dépendance sur le monde des formes.
Eckhart Tolle (CD Entrer dans le moment présent)
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01.07.2007
Le jugement

Pourquoi ne pas accueillir l'opinion de l'autre telle qu'elle est ? La refuser ne fait que renforcer votre croyance d'être quelqu'un.
Voyez qu'aucune représentation de vous-même n'est vous-même. Vous en êtes le connaisseur. Perdez donc l'habitude de vous prendre pour ce que vous n'êtes pas.
Libérez l'esprit de tout concept, de toute répresentation, notamment celle nommée moi-même. Vivez l'absence de vous-même. Dilatez vous dans cette absence. Habitez la. Vous êtes alors présence, sans référence.
Reste-t-il encore des préoccupations sur ce que l'on peut penser de "vous" ? Parle-t-on de vous en tant que présence ou en tant que concept ? Un concept parle à un autre concept. De ce point de vue, il n'y a pas de dialogue, mais seulement projection.
Lorsque les autres parlent de vous, ils ne parlent pas de vous, mais de la représentation mentale qu'ils se font de vous, continuité de la projection mentale qu'ils se font d'eux-mêmes.
Voyez cela sur le vif, dans l'instant. Accueillez ce constat. Laissez le mourir dans l'écoute silencieuse.
Ce que vous êtes est sans jugement.
Jean-Marc Mantel (Lumière sans voile)
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05.06.2007
L'honnêteté

L'honnêteté veut dire qu'on reste avec ce qui est là, particulièrement quand on est dérangé. On ne se raconte pas d'histoire là dessus. Quand je suis affecté, c'est que j'ai touché un aspect de ma vie qui est conceptuel, figé, artificiel : j'ai mis le doigt sur un noeud de souffrances. Personne ne peut faire cela à notre place.
...
On ne se donne pas à cet examen pour changer quoi que ce soit. On n'est pas là pour intervenir mais pour voir clairement. Vouloir intervenir brouille complètement l'expérience. C'est un réflexe habituel, c'est mécanique. La pensée n'est pas problématique (...) Il suffit de ne pas demander à la pensée ce qu'elle ne peut pas nous livrer : la sécurité, le bonheur, la tranquillité, l'énergie.
...
Le réflexe égotique subsiste encore, mais vous le voyez. Il vient au repos. Plus tard, il revient encore : vous le voyez à nouveau et il se tranquillise. Cela peut prendre trois mois, trois ans, trois décennies, peu importe. A un certain moment, vous réaliserez que le réflexe n'est plus là en certaines circonstances. Ou s'il est là, il est immobile, sans effet sur vous, comme privé de sa virulence, de son efficience. Vous voyez alors la tranquillité s'étendre à tous les aspects de votre vie. C'est ce qu'on appelle la purification. Mais cela n'est pas quelque chose d'actif. On ne dit pas : " Je vais me purifier." Cela, ce sont des enfantillages, ce n'est pas sérieux. La purification n'est pas quelque chose de moral, de délibéré. Cela vient de façon naturelle, à force d'être complètement honnête avec soi-même.
jean bouchart d'orval (au coeur de l'instant)
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